Avant, lorsqu'une personne renonçait à une succession, sa part allait à ses frères et soeurs. Depuis 2013, elle va à ses propres enfants. Cette modification de la loi successorale a donc rendu possible ce qu'on appelle le "saut de génération volontaire " : lorsque la " génération intermédiaire " renonce à son héritage, celui-ci va aux petits-enfants. Ce mécanisme est automatique dès lors que l'héritier ou le légataire (désigné dans le testament) renonce à son héritage par dépôt d'une déclaration auprès d'un notaire ou au greffe du tribunal de première instance. En d'autres termes, la décision de sauter une génération appartient à l'héritier légal ou au légataire, c'est-à-dire à la génération intermédiaire. Les grands-parents peuvent en exprimer le souhait de leur vivant mais ne peuvent en aucun cas l'imposer.
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