Un vrai fouillis. Voilà la première impression en découvrant Tananarive et son dédale de ruelles tortueuses étrangement imbriquées entre lacs et rizières. A l'origine, la capitale s'étendait sur 12 collines sacrées, chacune régie par un roitelet différent. Embouteillée, désordonnée, sans véritable centre, elle déploie aujourd'hui son océan de toits de tuiles et ses milliers de micro-boutiques jusqu'à l'horizon. Après les escaliers, les panoramas et le palais de la Reine dans la ville haute, je m'attarde un peu sur les marchés d'artisanat, avant de prendre la direction des Hautes Terres. 170 km, soit 3 h sur la " meilleure " route du pays, la N7, pour atteindre Antsi-rabe. Le paysage se transforme peu à peu en une étrange mosaïque de relief dénudé, de plaines et de cuvettes. La ville réputée pour ses sources thermales est perchée à 1.500 mètres d'altitude. C'est aussi la capitale du pousse-pousse (posy-posy), introduit par les Chinois. Ils sont plus de 5.000, qui emmènent les enfants à l'école, les femmes au marché, les hommes au travail... Une course ne coûte que 500 ariary (quelques cents !). "
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