Cette tumeur cérébrale prend forme à cause de la multiplication anarchique de certaines cellules. Cette masse entraîne une augmentation de la pression intracrânienne et une compression des zones voisines. Les symptômes sont différents selon l'endroit où les cellules se multiplient: troubles du langage, faiblesse d'un membre, crises d'épilepsies...

Le traitement proposé par le professeur Christian Raftopoulos et son équipe consiste dans un premier temps à extraire la tumeur dans sa quasi-totalité. Les Cliniques universitaires Saint-Luc dispose d'équipements de pointe pour réaliser cette opération complexe d'une durée de 5 à 6 heures. L'équipe chirurgicale opère dans une salle hybride d'imagerie et utilise la neuronavigation. Cet outil informatique visualise en direct et en 3D le cerveau du patient, ce qui permet une plus grande précision. De plus, depuis 2006, une résonance magnétique nucléaire peropératoire permet de vérifier la qualité de l'exérèse chirurgicale et éventuellement de la parfaire. Une mutation de la molécule MGMT est également nécessaire pour faire échouer la réparation de l'ADN. "Si ces deux conditions sont remplies, un patient atteint d'un glioblastome aura beaucoup plus de chance d'avoir une survie prolongée, ce qui est un véritable message d'espoir", conclut le professeur Christian Raftopoulos.